Po-éthiques

Transition écologique : sommes-nous tous concernés ?

Théâtre de vie pavé de dalles anciennes, aux jonctions propres, aux règles délétères,
Sphère sociale recouvrant cette sauvage scène, emplis de passages éphémères,
La ville s’inscrit telle notre société contemporaine, au cœur d’une réflexion planétaire,
Dont les méandres sont rois.

Tous parts d’un ensemble, nous affluons en gouttelettes,
Sans prendre garde aux particules voisines, nous ruisselons,
Persuadés de suivre un but unique, n’en faisons qu’à notre tête,
En oubliant que si seul on va plus vite, ensemble le chemin est plus long.
Suivant le sillage de notre impact, rien n’arrête
La transformation de notre monde, son évolution.
Pour autant il existe une autre voie, mais qui reste muette,
Un autre moyen, c’est un choix de consommation.
S’extraire du linéaire c’est n’être bête,
Mais entreprendre de faire autrement ne fait religion,
A l’heure où changer quelques habitudes, c’est protéger notre planète,
Il me revient de dire que préserver l’eau, consommer bio n’est plus une option.

Somme toute, personnes mondaines, aux effluves de parfums grégaires,
Parfois citoyens d’un monde emplis de peine, souvent prisonniers de notre propre air,
Asphyxiés de sottises bien pérennes, nous sommes au cœur des réflexions amères,
Dont les discussions peuvent paraitre vaines.

Bercés par des torrents assourdissants j’aimerais vous faire découvrir,
Qu’au fond de mes pensées, se terrent des rêves grandioses,
Parfois mélancoliques mes espoirs se ternissent, comme pour me dire,
Qu’importe les futiles changements, l’avenir demeurera morose.
Aussi parfois frénétiques, mes aspirations se font également pressentir,
Comme une émanation d’un automne authentique, l’éclosion d’une rose.
J’ai confiance en ce monde, suis conscient qu’il se profile un avenir,
Au sein duquel se fonde un équilibre, une synergie, allez, j’ose, une symbiose
Entre un homme qui veut vivre, et une nature qui ne souhaite périr.
S’extraire du linéaire ce n’est point de la prose,
Mais vouloir s’inscrire dans un cycle qui propose d’offrir,
Une alternative à la destruction de nos ressources sans clauses.

Lieu de vie voilée d’une brume malsaine, monde joignant terre et mer,
Notre planète est un héritage et une poésie certaine, un présent offert,
D’une faune agitée à une flore ébène, notre Nature illustre Baudelaire :
Entre fascination et dégoût de l’homme moderne. (1)

Commentaires : (1) Ce qui fait la modernité de Baudelaire, c’est d’avoir compris la misère de l’homme moderne, sa dépossession dans l’anonymat des grandes villes, son aliénation par l’industrie du divertissement, sa méconnaissance de la poésie et donc de la beauté, puisque tout est soumis aux critères de l’utilité et de l’efficacité – Source : revue des deux mondes.